Bruno, pour commencer, comment résumeriez-vous votre parcours — d’éducateur spécialisé à concepteur de la méthode CLÉ® — et en quoi cette trajectoire particulière a façonné votre vision de la santé mentale et de la libération émotionnelle ?
Voic le google doc que j'ai fait où se trouvent les questions et les réponses pour une lecture plus fluide : https://docs.google.com/document/d/1Fb0ON7lqEmUVzyyYxUiZ2POLcjTzWOT6m5VUjDepIag/edit?usp=sharing Éduc en foyer de la protection de l'enfance pendant 10 ans, j'ai eu la sensation d'avoir fait le tour et cela ne m'animait plus. Je pensais à tous ces parents démunis face à leur enfant ou ado. Je me suis dis "c'est ce public que je veux aider". j'avais également des connaissances que je voyais galérer avec leur ado, qui me demandaient conseil parfois... J'ai créé le statut d'éducateur libéral dans le Gard en soutien éducatif à domicile. Un hypno que je rencontre pour orienter une jeune fille pour qui je n'avais pas les compétences suffisantes pour l'aider me parle de PNL. J'en avais fait lors d'un stage théâtre et avais lu qq trucs à ce sujet. Go, je m'inscris à la formation. Je teste la méthode sur les parents des ados que je suivais, sur des amis pour la certification... Waouhhh, quelle efficacité et au niveau personnel, cela correspondait parfaitement à ma personnalité et identité. Je me suis alors aperçu que je faisais souvent de la PNL sans le savoir. Je m'installe en tant qu'hypno formation en poche d'hypnose en plus en poche et un jour, regardant la TV, je me demande pourquoi nous avons des émotions. À quoi ça sert etc ? Ça part de là, j'apprends l'intelligence émotionnelle, la neuroscience... et un jour en séance, j'essaie qq chose. Je demande à la dame nouée au niveau du sternum de dire une phrase précise à son émotion. Et là elle me dit "l'émotion s'évapore", puis une 2ème phrase et là elle me dit "l'émotion se décolle de mon corps et elle dégouline". La CLÉ est née ce jour là. j'ai bossé les phrases, des stratégies en mode essai/erreur, jusqu'à obtenir une méthodologie de travail qui me correspondait bien plus que l'hypnose classique, plus rapide, plus efficace, plus droit au but, pas besoin de se détendre, de lâcher prise etc, j'avais du contrôle sur ce qui se passait... pourquoi faire autre chose. Voilà comment est née la méthode CLÉ.
Cette évolution de parcours a en fait renforcé ma certitude par rapport à l’utilité de cette méthode car “waouhhh si j’avais ça pdt que j’étais éduc ou si l’institution avait eu un professionnel formé à cette méthode, nous aurions évité bien des ennuis et les jeunes auraient pu réellement se réparer de leurs traumas. Nous n’avions qu’une psychologue qu’aucun ado ne voulait voir car “pfff, on va encore parler et il ne se passera rien”
Si vous deviez expliquer la méthode CLÉ® à un professionnel de santé mentale sceptique, habitué aux approches validées scientifiquement (TCC, EMDR, etc.), quels seraient les points clés de votre protocole (logique de l’inconscient, place des mémoires traumatiques, structure de séance) et ce qui la distingue concrètement d’autres méthodes brèves centrées sur l’émotionnel ?
À partir d'une certaine intensité, ce sont nos émotions qui guident nos pensées et nos comportements (souvenez-vous de ce que vous pensez et avez envie de faire lorsque vous êtes à 8/10 de colère...) - Agir sur les émotions, c'est directement provoqué un changement cognitif et comportemental. C'est logique et automatique. - Agir sur l'émotion est le levier le plus direct et efficace pour amener un changement rapide, profond et durable car les émotions sont l'expression de l'inconscient. En agissant sur l'intensité des émotions, on agit directement au niveau de l'inconscient - - La CLÉ permet à la personne d'être totalement actrice de la séance. C'est elle qui décide l'intensité d'émotion qu'elle souhaite conserver. C'est elle qui le fait, rensent physiquement l'émotion se libérer, se décrocher "s'évaporer". - La sensation de Avant Après est dans 80% des cas immédiate - Le changement est bien plus rapide qu'avec la TCC. Ayant accompagné des dizaines de personnes étant passées par la TCC, ayant même été hospitalisé en clinique spécialisé en TCC, je peux l'affirmer aujourd'hui. - La CLÉ traite un pannel beaucoup plus large que l'EMDR. L'EMDR est efficace et je ne vois bien sûr uniquement les personnes pour qui cela n'a pas marché ou pas suffisamment. D'après tous les témoignages que j'ai entendu de personnes ayant fait de l'emdr, le chgt qu'amène la CLÉ semble être plus radical et durable. La CLÉ ne s'occupe pas uniquement des traumas aussi. - Par rapport à l'hypnose E, y étant formé et l'ayant pratiqué, les grandes différences sont - - le consultant n'a pas besoin de lâcher, prise, se laisser aller. C'est lui qui a concrètement le contrôle d - je suis certain à 100% d'être en lien et communiquer avec l'inconscient sans induction de transe particulière , - pas besoin d'attendre 3 à 4 semaines savoir si l'inconscient a fait ou pas le changement suggéré lors de la séance. Avec la CLÉ, l'inconscient fait ou pas le changement de suite. On sait ce qui se passe à l'instant T ' - La structure de séance permet de garantir de ne pas passer à côté de qq chose d'important. ' - La structure de séance permet un passage à l'action permettant de mesurer très concrètement l'évolution de la personne. ' - La structure de la séance et la logique de la méthode permet au praticien de toujours savoir quoi faire, d'avoir des repères concrets car cette structure est simple et surtout LOGIQUE. ' - Il y a un seul protocole. Finis de se demander lequel choisir - la CLÉ permet de toujours savoir quoi faire quelle que soit la demande - La formation inclut les mécanismes de résistances et dit quoi faire quand tout ne se passe pas comme prévu.
Après plus de 4 000 séances CLÉ®, qu’avez-vous observé de plus marquant dans la manière dont les personnes en souffrance psychique communiquent — ou n’arrivent pas à communiquer — leurs émotions ? Pouvez-vous partager un ou deux exemples (anonymisés) où la méthode a permis de débloquer un nœud émotionnel que d’autres approches n’avaient pas réussi à atteindre ?
Il y a 2 questions finalement, 1) cpt face à la souffrance et 2) 1 ou 2 exemple. Donc
1) Les gens ne comprennent pas ce qu'il leur arrive. C'est là que je constate que l'on nous laisse partir dans la vie sans strictement rien nous apprendre au sujet du fonctionnement de notre cerveau et de nos émotions. C'est simplement Hallucinant sachant que ce sont eux qui vont guider ma vie et mon identité. 2) Ils sont nombreux à culpabiliser car faut bien mettre du sens sur ce qui m'arrive et comme l'entourage n'y connait rien non plus mais ne se gêne pas pour juger et donner leur avis, les personnes souffrant pense que c'est de leur faute, qu'ils pourraient faire un effort, pourrait être plus fort, ils s'en veulent de ne pas réussir à contrôler ce qui est en fait incontrôlable et ça rajoute une couche de culpabilité par dessus le trouble. Les cercles vicieux commencent là bien souvent : je souffre, je ne parviens pas à m'arrêter de manger par exemple, je pe,se que je manque de volonté, les autres me disent que je pourrais faire pus attention, alors je m'en veux, la vision de mon corps me dégoûte... je me dégoûte. alors mon cerveau me donne la solution de la nourriture pour combler ce vide affectif face à cette mère me regardant avec mépris, me répétant sans arrêt que j'étais nulle, moche et grosse et pourtant j'essayais de la protéger des coups de mon père, j'essaye qu'elle m'aime, qu'elle me regarde mais je n'ai toute ma vie que brimades, humiliation, reproches... et ça a empiré qd j'ai commencé à prendre du poids, plus elle me rejetait plus je mangeais, plus je cherchais son amour et plus ça lui donnait l'occasion de me rejeter et je mangeais... sans parler du rejet subit au collège face au harcèlement. On croirait une histoire, c'est mon quotidien et là c'est soft... je vous passe les abus sexuels du père...
Ma méthode concrètement parlant : 1) je libère les émotions de dégoûts, de rejet qu'elle a envers elle-même + culpabilité. OK terrain identitaire propre. La personne doit un minimum s'aimer pour s'autoriser à aller mieux. 2) Le passé = les traumas Go, on libère une à une les émotions que le cerveau a associé àle rejet, les phrases, les coups, le vide intérieur, l'impression de ne pas être aimable puisque mes propres parents ne m'ont pas aimé, qui va m'aimer, est ce que je le mérite...? ,,, 3) Les éventuels résistances : la peur du changement, la peur d'un nouveau corps, souvent la peur d'attirer les hommes (je vous laisse deviner les traumas), éventuellement le conflit de loyauté si famille avec pb de poids aussi
4) Maintenant on passe à la libération de cette sensation de ne pas pouvoir se retenir, d'avoir envie++++++++ de se remplir, de manger. Ça se libère aussi bien qu'une émotion quelconque. "Imagine le fromage dans le frigo, et ben tu n'en prend pas" et on libère le message du cerveau cad le besoin, l'envie +++ qui l'a fait craquer. ,,
5) Il y a également très souvent cette sensation d'ennui et de vide qu'on libère.
6) On passe à l'action et le soir même, on peut vérifier si ça a pris ou pas
7) Le comportement alimentaire baisse même si on a pas libérer la pulsion. <juste faire les traumas diminue considérablement l'envie, le besoin. .
2) 1 exemple de personne faisant des crises d'angoisse + TAG Trouble Anxiogène Généralisé CIndy a été hospitalisée en clinique pour crise d'angoisse et a suivi un programme TCC de plus d'un an sans quasi aucun résultat notable. Découragée, elle cherche autre chose et tente avec moi au vue des avis qu'elle lit : 3 séances ont suffit pour faire disparaître les crises d'angoisse. Dites vous bien que les 3/4 des personnes que je vois ont fait des années de psychothérapie classique à "juste parler" comme ils disent.
Pour les TCA, j'ai une centaine d'exemples. Ce thème me touche car ce sont des personnes qui ont vécu des traumatismes et qui continuent à souffrir à cause de ce même trauma, c'est la double peine. L’expérience traumatique et ces conséquences qu’ils vont devoir subir tout le reste de leur vie. Leur force est hallucinante.
Vous venez d’ouvrir un nouveau chapitre : faire passer la méthode CLÉ® du champ de la thérapie libérale vers celui des professionnels de santé et de la recherche. Quels sont, selon vous, les principaux freins culturels, institutionnels ou épistémologiques à cette reconnaissance, et comment envisagez-vous de dialoguer avec le monde médical et universitaire ?
D’abord de comprendre leur challenge, leur besoin, les difficultés éventuelles et voir si oui ou non, je peux amener ma contribution. Comment dialoguer ? D’abord poser des questions pour comprendre l'environnement dans lequel j'interviens pour pouvoir moi aussi faire les efforts et adaptations nécessaire pour une collaboration fluide
Quelles situations rencontrez-vous ?
Comment y répondez-vous ? Depuis combien de temps ?
Quels résultats obtient le patient ?
Qu’avez-vous essayé d’autres ?
Quels sont vos principaux freins, difficultés ?
De quoi auriez-vous besoin selon vous ?
Quels sont vos objectifs aujourd’hui ?
Pourquoi est-ce important d’amener du changement aujourd’hui ?
Etes-vous prêt à bousculer certaines habitudes, certaines institutions ?
mais aussi
Quelles sont vos craintes ?
Quels sont vos critères qui déterminent si oui ou non une thérapie X a sa place dans votre institution ?
Mon désir est de peu parler et montrer. En mon sens, c’est le terrain qui doit déterminer la qualité d’une méthode et non un exposé théorique tout en comprenant son utilité. Je suis capable de répondre “Comment ferais tu concrètement pour telle ou telle situation”.
Pouvoir le plus rapidement possible, voir par exemple 10 personnes déjà suivies avec la ou les X thérapies et Y résultat. On me laisse 5 séances et on analyse le avant et le après par rapport à des critères d’évaluation préétablis.
L’autre frein est la peur.
La peur du changement.
Le cerveau humain n’aime guère le changement et les institutions encore moins.
Le changement déstabilise, remet en question, crée différentes peurs telles que
“se serait-on trompé depuis tant d’années”,
“Que va devenir la thérapie X si la thérapie Y est effectivement plus efficace”.
Le “pas de vague” est encore bien implanté en France et on aime guère bousculer les cadres déjà existants, les institutions…
Un grand nombre de psychologues cliniciens pourraient également représenter un frein.
Beaucoup ne jure que par leur nombre d’années d’études. “Nous avons fait 5 ans d’études donc nous savons”, c’est le discours que j’ai entendu des dizaines de fois.
→ Une peur légitime de voir le monde de la thérapie envahi de pseudo thérapeutes ayant une formation légère risquant de s’autoproclamer compétent. Dans la très grande majorité des cas, ces thérapeutes incompétents ne se lancent pas, ont peur, n’osent pas et disparaissent la première ou 2ème année. Bien souvent, ils ne se montrent pas, ne s’installent pas.
Après oui, comme dans toute profession, il y aura des praticiens moins compétents que d’autres.
→ Une peur de la mise au grand jour de leur manque d’outils opérationnels
Votre méthode agrège des influences variées (PNL, hypnose ericksonienne, EFT, Tipi, Reiki 1) au sein d’un protocole unique. Quels sont, très concrètement, les éléments que vous avez dû abandonner, adapter ou réorganiser pour que CLÉ® soit à la fois utilisable par des praticiens de terrain et potentiellement évaluable dans un cadre scientifique ?
Je n’ai pas eu besoin d’adapter pour que ce soit utilisable par des praticiens sur le terrain. Tout simplement parce que je suis un praticien de terrain.
Ma stratégie d’essai erreur est déjà en soi, une stratégie scientifique. Elle m’a amené à faire des constatations que la répétition des séances me permettent de valider ou invalider.
Je transmet simplement ce que je fais et ce que je constate tout en évoquant les cas particuliers.
Cependant, lorsque j’ai construit le programme de formation, je me suis aperçu que je n’avais pas conscientisé le procédé, le processus que j’utilisais. Lorsque j’ai dû poser par des mots, des explications pour expliquer comment je permet à la personne d’atteindre X, je me suis aperçu que je ne savais pas comment je faisais. J’étais très souvent inconsciemment compétent cf le étapes d’apprentissage.
J’ai dû faire marche arrière et décomposer le “comment je fais”. Je me suis alors aperçu que je posais telle ou telle question, que je n’en posais pas d’autres pourtant logique au premier abord mais qui au final contribuent au phénomène de “tourner en rond”.
Donc beaucoup d’intuition, des stratégies me paraissant logiques, naturelles pour lesquelles j’ai dû prendre du temps pour comprendre, décomposer ce que je faisais finalement naturellement.
La CLÉ n’est pas un mélange de différentes méthodes, c’est la compréhension, l’identification d'une logique fonctionnelle globale mise au service du terrain,de la pratique pour ensuite extraire une théorie de la pratique. Même là, il est compliqué pour moi d’expliquer cela facilement.
J’ai dû en fait décomposer tout le processus que je mets en place inconsciemment pour par exemple respirer pour apprendre à qq’un à le faire. Je faisais sans réellement avoir pris conscience de tous les éléments que je mettais en place pour que ça marche. Je pense que ça a été le travail auquel je m’attendais le moins à faire. Je me souviens très bien me dire “mais…comment j’arrive à ça ?” Je fermais alors l’ordinateur, fermais les yeux et revivais des séances, puis “Ah ben, oui, je lui demande de faire ceci, je lui pose telle ou telle question ce qui m’amène à l ‘étape X” (je prends alors juste conscience que j’amenais la personne à une première étape puis je décortiquais comment je l’amenais à la 2ème étape etc…
Puis, muni de cette prise de conscience, je pofinnais la théorie de la pratique lors des séances afin de vérifier que la théorie correspondait bien à la pratique. Et j’avançais de plus en plus dans l’entonnoir afin d’être de plus en plus précis dans le “comment faire”.
Pour le côté évaluation de l’évolution du consultant, là aussi, c’est le terrain qui m’a appris comment fonctionne le cerveau et m’a permis de mettre en place mon genre de protocole d’évaluation très pragmatique et concret. Le FDI
Fréquence :
À quelle fréquence s’exprime le trouble ? Exemple, j’ai 2 crises d’angoisse par jour ou 3 par semaine ou
Combien de temps dure -t-il ? Mes crises durent 2h, toute la journée…
À quelle intensité émotionnelle es-tu ? On chiffre l’intensité ?/10. Comme on note l’intensité de la douleur dans les services hospitaliers.
Une fois que l’on a ces données, il devient facile d’évaluer avec précision, l’évolution du trouble de la personne.
Cela peut-être aussi au niveau des pensées. “Je pense à lui H24, il est toujours dans ma tête…” et on passe à “j’y pense à tel moment de la journée puis un peu le soir → FDI
Là aussi, je pourrais presque faire un livre sur l’évaluation, la mesure de l’évolution de la présence du trouble.
J’ai mis ce système en place lorsque j’ai constaté que les consultants me disaient que rien ne bougeait”. En effet, le cerveau ne dit pas lorsque ça va mieux. Il ne dit pas “Oh, t’as vu tu n’es pas en train de penser à ton ex ou à ton père décédé etc…” Pendant que vous lisez ces lignes votre cerveau ne vous dit pas que vous n’avez pas mal à l’orteil et vous n’êtes pas spécialement content là à l’instant de ne pas être aveugle ou manchot. Car c’est normal. Lorsque les gens récupèrent un fonctionnement normal, très souvent ils ne s’en rendent pas compte. J’en conclus que le bien être est surtout simplement l’absence de mal être. C’est ce que j’appelle la vie sans pub. Lorsqu’il ya des pubs à la télé, c’est pénible, on râle. Mais lorsqu’il n’y en a pas, on ne se dit pas toutes les 20 minutes “Oh, super, c’est agréable qu’il n’y est pas de pub” et si quelqu’un vient et nous demande la différence entre le film d’hier et celui d’aujourd’hui, on dirait aucune. Si si, il y a une différence aujourd’hui, il n’y avait pas de pub et ton cerveau ne te l’a pas dit.
La vie sans pub, c’est la vie sans problème particulier. Et ce n’est pas naturel de se satisfaire, de pleinement profité du fait que “ben… finalement, maintenant que j’y pense, tout va plutôt bien dans ma vie” et ou car le cerveau va te faire zoomer sur le “plutôt”.
C’est ainsi que l’espèce a su traverser le temps et survivre. Ce n’est pas en se satisfaisant du bien être mais c’est en mettant en valeur les éléments associés à du mal être ou risquant de le créer”.
La pratique m’a appris à identifier comment s’exprime le trouble par des questions telles que “Comment tu sais que tu vas mal ?”, “Comment tu sauras que tu vas mieux ?”, “Qu’est ce que tu ne fais pas aujourd’hui à cause de ton trouble X et qui te fera demain s’il disparaît” et ma question fétiche “Baguette magique, tu sors d’ici, tu as confiance en toi, tu n’as plus d’angoisse…, qu’est ce que tu fais ?”.
Ici je fixe un, deux ou trois objectifs atteignables”
Ce système d’évaluation me permet d’être en accord avec moi-même. >Les gens me payent, j’estime qu’ils ont droit à des résultats. Ce système me permet d’assumer ce que j’estime être ma part de responsabilité.
Pas de blabla type “oui mais ça prend du temps…”.
Si l’on se projette dans cinq à dix ans : à quoi ressemblerait, dans votre idéal, l’intégration de CLÉ® dans le paysage de la santé mentale (cabinet libéral, hôpital, réseaux de soins, formation initiale des soignants) et quels types de recherches ou d’essais cliniques vous paraissent prioritaires pour documenter ses effets sur l’anxiété, les traumatismes ou les troubles du comportement alimentaire ?
Les deux premiers éléments qui me viennent instinctivement ?
UN personnel soignant des différents instituts de soin en santé mentale formé à la CLÉ
Les écoles de psycho intégrant cette méthode et cette logique thérapeutique peut-être surtout.
et un système permettant un suivi des praticiens leur permettant de poser des questions, évaluer leur pratique...
Objectif, éviter que le praticien ne prenne de mauvaises habitudes dès le départ qu’il ne corrigera pas ou par absence de regard extérieur ou surtout par la non prise de conscience de ses erreurs.
Donc un suivi du personnel formé dans l’idéal.
Et peu à peu, une intégration de l’intelligence émotionnelle au primaire et au collège.
La CLÉ n’a pas pour vocation de trôner au-dessus des autres méthodes mais simplement d’avoir sa place parmi ce qui est le plus répandu.
Pour conclure, quel message aimeriez-vous adresser à nos lecteurs — qu’ils soient patients, proches aidants ou professionnels de santé — sur la place des émotions et de la communication dans un parcours de soin, et que leur conseilleriez-vous de mettre en pratique dès aujourd’hui, avec ou sans la méthode CLÉ® ?
sur la place des émotions et de la communication dans un parcours de soin.
D’après les neurosciences et mon expérience, il semblerait que les émotions soient un fabuleux levier de changement.
Les émotions peuvent être directement travaillées pour baisser leur intensité et/ou on peut également s’en servir pour évaluer, mesurer l’évolution de la personne. Il y a deux notions indispensables et complémentaires.
La notion théorique.
Le sujet devra comprendre le rôle d’une émotion et comprendre qu’elle le lui veut du bien finalement. L’accepter ? Oui aussi et j’ai remarqué qu’il n’y a pas besoin qu’elle accepte totalement. Un minimum suffit même.
Au niveau de la communication, elle est utile à la création du lien et pour recueillir les informations dont a besoin le praticien pour construire sa séance.
Là aussi, le praticien devrait selon moi savoir de quelles informations il a besoin et une fois qu’il les a, prendre la main et lancer la séance.
Beaucoup de praticiens ont peur de prendre la main,d‘être un peu directif, guidant de peur de bloquer, braquer le consultant, d’être trop ceci et pas assez cela.
Ne craignant pas de bousculer les codes établis, je peux affirmer que ce n’est pas ce dont a besoin la plupart des patients. Quand je leur demande si c’est ok que je prenne la main maintenant et que je vais pouvoir me montrer un peu directif lors de la séance, tous sans exception se montrent soulagés et me disent “oui oui au contraire, allez y, c’est ce dont j’ai besoin”. Ils sentent très bien la bulle d’amour, de respect et de sécurité qui m’anime et anime l'atmosphère.
C'est une question de confiance en soi, de confiance en sa méthode, de confiance aux capacités du consultant. Si c’est là, ça se transmet naturellement.
Communication et Libération Émotionnelle. Communication est le fait que la méthode consiste à faire communiquer le patient avec son émotion. Les phrases étant en lien avec la partie théorique.
→ et que leur conseilleriez-vous de mettre en pratique dès aujourd’hui, avec ou sans la méthode CLÉ® ?
Patients :
1) Il n’y a pas de fatalité même si certains vous ont dit que vous devrez vivre avec ce trouble, ces angoisses toute votre vie.
La thérapie classique ne vous permet pas de sortir de vos difficultés ? essayez autre chose, l’hypnose ne marche pas ? essayez une autre approche.
J’invite les gens à faire au moins 3 séances avec le praticien choisi. Si suite à ces 3 séances, il n’y a pas de changement, j’essaierais une autre méthodologie ou un autre praticien.
Sachez qu’il y a autant d’hypnose que d’hypnothérapeutes. Chacun a sa manière de travailler, d’être en relation. Il me semble indispensable que le courant passe entre le patient et le praticien, qu’il y ait un rapport sécurisant ou en tout cas que la personne se sente bien avec le praticien.
2) Quand ça ne va pas. Vas faire un tour du côté de tes pensées et
vérifie si oui ou non, elles sont… justes
Vérifie en étant le plus honnête possible envers toi-même si c’est non
ce que tu te dis n’es pas un peu exagéré et si oui, vérifie l’intensité de tes émotions. Si elle était plus basse, penserais-tu exactement la même chose ?
Compliqué de répondre à cela car c’est vraiment du cas par cas
Pour les professionnels en recherche d’évolution de leur pratique pourraient lister leurs besoins, difficultés puis demander clairement au formateur de la X méthode si oui ou non, cette X méthode permettra de répondre à ces besoins et comment.
Il y a une différence entre une formation, une lecture intéressante et une formation ou lecture qui me permet de concrètement faire évoluer ma pratique en permettant d’aider encore plus efficacement les personnes que j’accompagne.
Est ce que ce que j’apprends me permettra concrètement de mieux aider mes consultants et comment; Voilà la question à se poser en mon sens.
Pour en savoir plus : https://brunomatarese.fr