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PFAS, allergènes parfumés, nouvelles règles d’étiquetage : découvrez ce qui change dans la réglementation cosmétique européenne d’ici 2026 et comment adapter votre routine beauté en toute sécurité.
Cosmétiques et substances controversées: ce qui change dans vos produits cet été

PFAS dans les cosmétiques : un tournant réglementaire pour la salle de bain

Les PFAS, ces substances per et polyfluoroalkylées (per- and polyfluoroalkyl substances) utilisées pour rendre les produits cosmétiques plus résistants à l’eau, se retrouvent aujourd’hui au cœur des futures restrictions européennes sur les ingrédients persistants. Ces composés chimiques sont appréciés par l’industrie pour leur stabilité et leurs propriétés filmogènes, mais cette même stabilité pose un problème majeur pour la santé humaine et l’environnement, car ces substances chimiques persistent dans les organismes et les écosystèmes. En France, plusieurs travaux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), notamment des avis publiés entre 2019 et 2023 sur les PFAS et l’eau potable, ont déjà mis en avant le lien entre exposition chronique à certains PFAS et risques accrus pour la santé humaine comme des troubles hormonaux, des effets sur le développement ou des impacts possibles sur le système immunitaire.

Dans ce contexte, la France joue un rôle de pionnière en poussant une restriction des PFAS dans les produits cosmétiques, tandis qu’une proposition de restriction PFAS plus large est examinée au niveau de l’Union européenne dans le cadre du règlement REACH, sur la base d’un dossier soumis à l’ECHA en 2023 par cinq États membres. Cette proposition de restriction, qui vise les PFAS intentionnellement ajoutés dans les formules, ce que les textes appellent les PFAS intentionnellement intégrés, pourrait aboutir à une interdiction progressive de nombreuses substances per et polyfluorées dans les produits chimiques de beauté à l’horizon 2026-2027, avec des périodes de transition variables selon les usages. Les nouvelles réglementations européennes devraient ainsi encadrer plus strictement l’utilisation des PFAS dans les matières premières contenant des PFAS, avec des exigences de conformité renforcées pour toute mise sur le marché, des obligations de justification technique et des délais de transition précisés dans les actes d’exécution qui suivront l’adoption définitive de la restriction.

Pour les consommatrices et consommateurs, cela signifie que certains produits contenant des PFAS, comme les fonds de teint longue tenue, les mascaras ultra résistants ou certains rouges à lèvres waterproof, vont évoluer ou disparaître des rayons au fil de la mise en œuvre de ces textes. Les marques de cosmétiques devront prouver la conformité de leurs produits chimiques de maquillage et de soin avec ces nouvelles réglementations, sous peine d’interdiction de mise sur le marché en Europe et au Royaume-Uni, qui suit de près ces évolutions réglementaires et prépare ses propres restrictions sur les per- and polyfluoroalkyl substances. À l’échelle mondiale, cette dynamique européenne pourrait devenir une référence réglementaire, poussant l’industrie cosmétique internationale à revoir ses ingrédients, ses polymères fluorés et ses substances controversées pour rester compétitive sur le marché européen et répondre aux attentes croissantes en matière de transparence. Comme le résume une toxicologue réglementaire, « la pression combinée des agences sanitaires et des consommateurs accélère la sortie progressive des PFAS des formules cosmétiques ».

Allergènes parfumés : nouvelles règles d’étiquetage et tri dans vos produits

En parallèle du dossier PFAS cosmétiques, une autre partie importante de l’évolution réglementaire d’ici 2026 concerne les allergènes parfumés, avec une échéance européenne fixée au 31 juillet pour la mise en conformité des étiquetages selon les dernières modifications du règlement (CE) n° 1223/2009 sur les produits cosmétiques, issues d’un règlement de la Commission publié en 2023. La réglementation européenne sur les allergènes impose désormais un étiquetage des allergènes plus détaillé sur les produits cosmétiques, afin que chaque personne sensible puisse repérer rapidement les substances problématiques comme le limonene, le linalool ou le benzyl alcohol. Cette évolution des exigences réglementaires s’inscrit dans une tendance mondiale à mieux protéger la santé humaine face aux produits chimiques parfumés, souvent présents dans les soins du visage, les laits corporels, les shampoings et les produits pour bébés, alors que les études cliniques montrent une augmentation des dermatites de contact liées aux parfums.

Concrètement, les nouvelles réglementations européennes vont allonger la liste des ingrédients parfumés à mentionner clairement sur l’étiquetage, ce que l’on appelle l’étiquetage des allergènes renforcé, avec plusieurs dizaines de nouvelles substances à déclarer, sur la base des avis du Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC). Les marques devront adapter l’étiquetage des allergènes sur tous leurs produits cosmétiques mis sur le marché européen, qu’il s’agisse de produits de luxe ou de gammes plus accessibles, et cette mise en conformité concernera aussi les produits éco responsables et les gammes dites « clean beauty ». Certaines substances parfumées intentionnellement ajoutées, identifiées comme allergènes puissants par le CSSC, pourraient faire l’objet d’une interdiction partielle ou d’une restriction d’utilisation, ce qui obligera les marques à reformuler leurs produits chimiques de parfum et de soin, à revoir leurs concentrés aromatiques et à renforcer leurs tests de tolérance cutanée, en particulier sur les zones fragiles comme le contour des yeux ou la peau des enfants.

Pour vérifier si vos produits actuels sont concernés, il faut lire attentivement la liste des ingrédients sur l’emballage et repérer les mentions d’allergènes réglementés, généralement indiqués en fin de liste INCI. Les consommatrices et consommateurs qui souhaitent limiter leur exposition peuvent déjà privilégier des produits cosmétiques certifiés, comme ceux portant le label Cosmos Organic, qui garantit une forte proportion d’ingrédients naturels et une sélection plus stricte des substances chimiques parfumées, même si la présence de certains allergènes naturels reste possible. Pour aller plus loin dans une routine plus douce, vous pouvez aussi vous tourner vers des nettoyants simples comme les savons saponifiés à froid, en vous informant sur les secrets d’un savon vraiment respectueux du bien-être cutané, ce qui permet de réduire à la fois les allergènes et les PFAS dans la salle de bain et de limiter l’accumulation de molécules persistantes dans l’environnement domestique, tout en diminuant la charge globale en produits chimiques parfumés.

Cinq gestes concrets pour une beauté plus sûre et plus naturelle

Face à cette double évolution réglementaire sur les PFAS et les allergènes parfumés à l’horizon 2026, beaucoup de personnes se demandent comment adapter leurs routines sans y passer des heures. La première étape consiste à adopter un réflexe d’étiquetage : vérifier la présence de PFAS, souvent signalés par des termes comme « perfluoro », « polyfluoro », « PTFE » ou « fluoroalkyl » dans la liste des ingrédients, et repérer les allergènes parfumés désormais mieux encadrés par les réglementations européennes. Ce tri permet de réduire l’utilisation des PFAS dans les produits chimiques du quotidien, de limiter l’exposition cumulative aux per- and polyfluoroalkyl substances et d’encourager les marques à proposer des formules sans substances per et polyfluorées, plus faciles à éliminer par l’environnement.

Deuxième geste, miser sur le skinimalisme, cette tendance qui privilégie moins de produits mais mieux choisis, en sélectionnant quelques produits cosmétiques polyvalents et certifiés, plutôt qu’une accumulation de produits contenant des PFAS ou des allergènes multiples. Les labels comme Cosmos Organic ou Ecocert, même s’ils ne garantissent pas encore une interdiction totale des PFAS, imposent des exigences réglementaires fortes sur les matières premières, limitent l’usage de nombreuses substances chimiques controversées et encouragent des alternatives non fluorées. Pour soutenir la santé de la peau de l’intérieur, certaines personnes se tournent aussi vers des approches globales, comme l’exploration du lien entre foie et qualité de la peau, détaillé dans cet article sur l’impact du foie sur l’acné et la rosacée, afin de compléter les ajustements de routine cosmétique par une hygiène de vie plus cohérente et une alimentation moins inflammatoire.

Troisième geste, privilégier les marques transparentes sur leurs engagements réglementaires, qui expliquent clairement leur stratégie de conformité aux nouvelles réglementations européennes et à la future restriction des PFAS, en publiant par exemple des listes d’ingrédients bannis et des calendriers de retrait. Ces marques détaillent souvent leurs choix d’ingrédients, leur politique sur les substances intentionnellement ajoutées et leurs positions face aux évolutions réglementaires en France, dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, ce qui facilite les décisions d’achat éclairées. Enfin, pour compléter cette transition, vous pouvez intégrer des soins ciblés à base d’huiles végétales de qualité, comme l’huile de figue de barbarie, dont les bienfaits avant et après l’application sont analysés dans cet article sur les bienfaits de l’huile de figue de barbarie pour la peau, ce qui permet de réduire la dépendance aux produits chimiques complexes, de simplifier la composition de la trousse de toilette et de soutenir une beauté plus simple, plus sûre et plus alignée avec les nouvelles exigences réglementaires et les attentes en matière de santé environnementale.

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