Marie, vous avez vous-même vécu une grande bascule en quittant l’Éducation nationale pour fonder Terso’Happy : en quoi cette transition personnelle éclaire-t-elle aujourd’hui votre manière d’accompagner les femmes dans leurs propres changements de vie, entre concret et invisible ?
Quitter l’Éducation nationale après plusieurs années d’enseignement a été une véritable bascule de vie. À l’époque, je ressentais un décalage grandissant entre ce que je faisais et ce qui faisait profondément sens pour moi. Comme beaucoup de femmes que j’accompagne aujourd’hui, j’étais à un moment où l’on continue à avancer “en apparence”, tout en sentant intérieurement qu’un changement devient nécessaire.
Cette transition m’a appris qu’une transformation durable ne se joue pas uniquement dans le mental ou dans les décisions concrètes. Elle implique aussi d’écouter ce qui se passe plus subtilement en soi : les émotions, l’intuition, le corps, les blocages inconscients ou encore cette sensation de ne plus être alignée avec sa vie.
C’est ce qui m’a amenée à créer Terso’Happy avec une approche à la fois structurée et sensible, mêlant thérapies brèves et accompagnement énergétique. Aujourd’hui, j’accompagne principalement des femmes en période de transition — reconversion, séparation, surcharge émotionnelle, perte de repères — pour les aider à retrouver de la clarté, du sens et leur juste place.
Vous parlez d’une approche « brève et intégrative » qui articule hypnose, PNL et lithothérapie bioénergétique : concrètement, comment ces trois outils se complètent-ils lorsqu’une femme traverse une grande rupture (reconversion, séparation, maladie, maternité…) et cherche à y voir clair ?
J’aime dire que chaque outil intervient à un niveau différent, mais avec un même objectif : aider la personne à retrouver un équilibre intérieur et une capacité d’action.
Les thérapies brèves comme la relation d’aide, la PNL ou l’hypnose permettent d’identifier certains schémas inconscients, de dépasser des blocages émotionnels et de remettre du mouvement là où tout semble figé. Elles offrent des outils très concrets pour retrouver de la clarté et reprendre confiance dans ses choix.
La lithothérapie bioénergétique, elle, vient davantage soutenir le vécu émotionnel et énergétique de la personne. Dans les périodes de grande transition, beaucoup de femmes se sentent épuisées, dispersées ou déconnectées d’elles-mêmes. Les pierres deviennent alors des supports de recentrage, d’apaisement et de réharmonisation énergétique.
Ce que je recherche avant tout, c’est une approche personnalisée et cohérente en utilisant les outils les mieux adaptés. Une séparation, une maternité, un deuil ou une reconversion ne se traversent jamais de la même manière selon l’histoire, la sensibilité et les besoins de chacune.
Dans un accompagnement, où placez-vous la frontière entre ce qui relève du « concret » (objectifs, actions, mises en mouvement) et de « l’invisible » (énergies, inconscient, ressentis subtils) ? Pouvez-vous décrire une séance type où l’on voit clairement ce passage de l’un à l’autre ?
Pour moi, il n’y a pas une opposition entre le concret et l’invisible : les deux se répondent en permanence, ils s‘articulent en interaction. Une personne peut avoir des objectifs très clairs sur le papier, mais rester bloquée intérieurement par des peurs, une fatigue émotionnelle ou des schémas inconscients.
Une séance commence toujours par un temps d’échange concret : comprendre ce que la personne traverse, ce qu’elle ressent, ce qu’elle souhaite transformer ou clarifier dans sa vie. Ensuite, selon les besoins, nous pouvons utiliser des outils de thérapies brèves pour travailler sur certaines émotions, croyances ou blocages.
L’approche énergétique intervient plutôt comme un espace d’écoute plus subtil : observer ce que le corps exprime, ce que la personne ressent ou utiliser certains supports comme les pierres pour favoriser l’apaisement et le recentrage. Je crée notamment des bracelets sur-mesure en pierres qui permettent de soutenir le travail réalisé en séance. Le rééquilibrage global est ainsi accompagné durant les semaines qui suivent.
L’objectif reste toujours le même : permettre à la personne de repartir plus alignée, plus apaisée et surtout plus actrice de sa vie.
Vous accompagnez surtout des femmes qui souhaitent se « révéler pleinement » : quels sont les blocages récurrents que vous observez au moment des grands tournants de vie, et comment l’alliance entre travail thérapeutique classique et pratiques énergétiques permet-elle de les dépasser de façon durable plutôt que ponctuelle ?
Chez les femmes que j’accompagne, je retrouve souvent les mêmes difficultés au moment des grandes transitions : la peur de décevoir, la perte de confiance, la surcharge mentale, le sentiment d’être perdues ou de ne plus savoir ce qu’elles veulent vraiment et comment agir. Beaucoup ont longtemps fonctionné dans le contrôle, l’adaptation ou le fait de “tenir bon”, jusqu’à ce que le corps ou les émotions viennent rappeler qu’un rééquilibrage devient nécessaire.
Le travail thérapeutique permet alors de mettre en lumière certains mécanismes inconscients et d’apporter des outils concrets pour sortir de ces schémas. L’approche énergétique, elle, aide souvent à retrouver une forme de reconnexion à soi, de calme intérieur et d’écoute plus profonde. Ce qui transforme durablement les choses, ce n’est pas une solution miracle, mais le fait de remettre du sens, de la conscience et du mouvement dans sa vie.
La lithothérapie bioénergétique, la radiesthésie ou le travail au pendule peuvent susciter des résistances chez des personnes très cartésiennes : comment accueillez-vous ce scepticisme, et comment parvenez-vous à rendre ces dimensions invisibles tangibles, mesurables ou au moins expérientielles pour vos clientes ?
Je comprends tout à fait ce scepticisme ! Je l’accueille avec beaucoup de respect et de compréhension car j’ai été quelqu’un de très cartésien par le passé. Certaines personnes qui viennent me voir se décrivent elles-mêmes comme très cartésiennes au départ, n’ayant pas forcément d’appétence pour la lithothérapie. Je ne cherche jamais à convaincre ou à imposer une croyance ou une pratique. Mon approche consiste plutôt à proposer une expérience ou une expérimentation car la lithothérapie bioénergétique ne se s’appréhende pas avec l’esprit et les pensées : cela passe avant tout par les sensations et l’expérience personnelle. Ce qui compte, ce sont les ressentis de la personne, ce qu’elle observe en elle-même, les prises de conscience, l’apaisement ou les changements qu’elle expérimente concrètement dans son quotidien.
Les pratiques énergétiques ne remplacent pas le travail thérapeutique ou l’action concrète. Elles viennent compléter un accompagnement global, comme un soutien supplémentaire dans des périodes où l’on se sent parfois déconnectée de soi-même.
Je pense qu’aujourd’hui, beaucoup de personnes cherchent justement des approches plus douces, plus humaines et plus globales, sans forcément opposer rationnel et sensible.
À vous écouter, les grandes bascules de vie pourraient devenir des opportunités de réalignement plutôt que de simples crises subies : comment imaginez-vous, dans les prochaines années, l’évolution des accompagnements mêlant thérapies brèves et pratiques énergétiques en France, et la place que pourraient y prendre des structures comme Terso’Happy ?
Je pense que nous allons vers des accompagnements de plus en plus globaux, où les personnes ne cherchent plus seulement à “résoudre un problème”, mais aussi à retrouver du sens, un équilibre de vie et une meilleure connexion à elles-mêmes.
Les thérapies brèves répondent déjà à un besoin de transformation plus rapide et plus concrète. Mais on observe aussi un intérêt grandissant pour des approches plus sensibles, qui prennent en compte les émotions, le corps, l’énergie et le rythme de chacun. À mon sens, l’avenir est moins dans l’opposition entre différentes méthodes que dans leur complémentarité. Les personnes ont besoin d’être accompagnées de manière plus humaine, plus personnalisée et plus intégrative.
Avec mon approche Terso’Happy© et le Cercle des Pléiades, mon intention est justement de proposer des accompagnements où les femmes peuvent se reconnecter à elles-mêmes, retrouver leur élan et traverser les grandes transitions de vie avec davantage de conscience et de sérénité, en trouvant un appui solide sur le collectif.
Pour terminer, si une femme nous lit en se sentant au bord d’un grand changement sans oser le nommer — bloquée entre peur, confusion et appel intérieur — quel premier pas simple, à la fois très concret et relié à son monde intérieur, lui conseilleriez-vous de poser dès aujourd’hui ?
Je lui dirais de commencer par s’accorder un vrai temps d’écoute, même très simple. Dans nos vies souvent surchargées, beaucoup de femmes ressentent intérieurement qu’un changement est nécessaire, mais n’osent pas encore mettre des mots dessus.
Un premier pas concret peut être d’écrire ce qu’elle ressent réellement aujourd’hui, sans filtre et sans jugement : ce qui l’épuise, ce qui ne lui correspond plus, mais aussi ce qu’elle aimerait (re)trouver dans sa vie. Cet espace d’honnêteté avec soi-même est déjà une manière de remettre du mouvement.
Je lui dirais aussi de ne pas attendre d’avoir tout compris ou d’être “prête” pour commencer à écouter cet appel intérieur. Les grandes transformations commencent souvent par quelque chose de très discret : une sensation désagréable, une prise de conscience, un besoin de ralentir, ou simplement l’envie de revenir un peu plus à soi. Et si certaines de mes paroles résonnent aujourd’hui chez une femme en transition, alors je souhaite simplement lui rappeler qu’il est plus facile d’avancer vers plus de clarté, d’apaisement et d’alignement lorsqu’on s’autorise à s’écouter et à être accompagnée dans ce mouvement intérieur.
Pour en savoir plus : https://tersohappy.com